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vendredi 3 mai 2024

mardi 8 mars 2016

Eprouver, composer et penser le local en ville !


Grâce à un courriel issu de la veille de la plate-forme Créativité et Territoires dont nous sommes membres, nous avons découvert ce colloque fort intéressant pour notre recherche-action sur la maîtrise d'usage et la Ville !
 
Éprouver, composer et penser le local en ville : ressource identitaire, compétence ordinaire et expérience innovante


  Sophie Gravereau, maître de conférences à l'Université du Littoral-Côte-d'Opale ( Hors EHESS )
  Franck Mermier, directeur de recherche au CNRS (TH) ( IIAC-LAU )
  Caroline Varlet, chargée de mission à l'ENSA de Normandie ( Hors EHESS )


2e et 4e lundis du mois de 15 h à 17 h (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 14 mars 2016 au 27 juin 2016


La question de la territorialisation dans ses relations à la notion de ressource et d’innovation sociale est encore peu étudiée par les sciences sociales dans son articulation avec la production de la ville. Nous nous proposons ainsi d'aborder les phénomènes locaux de territorialisation comme autant d'appuis de pratiques, de représentations etc. des espaces urbains et de réfléchir dans cette perspective aux formes diverses de localisation, délocalisation, relocalisation, ancrage et dés-ancrage, et toutes dynamiques tendant à « faire territoire » – comme à le défaire – qui se produisent dans les métropoles contemporaines.


Les territoires sont devenus, au gré des changements économiques, politiques et sociaux, des lieux d’innovation s’adaptant aux nouveaux enjeux culturels, identitaires, patrimoniaux et sociétaux, émergeant dans un contexte de mondialisation. Ainsi, les diversités sociales se recomposent, se développent et s’intègrent à ces villes globales, dans un mouvement perpétuel qui certes n’empêche nullement des phénomènes localisés de dépérissement urbain, mais par un effet contraire favorisent l’émergence de situations locales de créativité. 


Ainsi, des territoires, au cœur de processus de recomposition, forment des pôles d’attraction pour les habitants aux multiples appartenances, participant à la structuration physique et symbolique des espaces ruraux comme urbains. Les représentations d'une situation sociale que construisent les acteurs, édiles politiques comme minorités, et les conséquences collectives de l'action – requalification culturelle, valorisation touristique, labellisation – qu'ils développent en réponse, en connaissance de cause ou pas, seront privilégiées comme autant d'entrées, comme indicateurs pour observer et comprendre les modalités adaptatives à l'œuvre dans ces moments de contraction des évolutions sociales et territoriales.

D’une manière générale, les processus de territorialisation à l’œuvre dans les cités contemporaines mettent au jour les relations complexes et contradictoires entre identité locale et ville monde. Il s’agit de comprendre comment se créent, disparaissent et se transforment les lieux et les marquages territoriaux dans les villes actuelles. En quoi la pensée urbaine peut-elle être un instrument pour éprouver les espaces : transformation, gestion, appropriation ? Comment les recompositions interpellent les acteurs dans leur contribution à la construction d’un local ? Comment se mesure l’ancrage spatial de ces productions dans une ville faite de territoires composites et transitoires, où règnent des dynamiques réticulaires favorisant les fragmentations ?


Le local dans le temps long comme ressource face à la mondialisation


Selon des modalités locales spécifiques, des territoires constituent et se développent dans le contexte de la mondialisation ; de nouveaux modes de vie s’inventent et la vie quotidienne des habitants s’en trouve profondément transformée. Cette dynamique de restructuration économique, sociale et urbaine produit des changements territoriaux importants. Ces derniers affectent notamment l’ensemble des groupes urbains, leurs moyens économiques, leurs formes d’expression esthétique, culturelle ou politique, leurs inscriptions spatiales et temporelles. Il s’agit là d’un processus de longue durée qui s’inscrit pleinement dans l’histoire de la ville et du fait spatial, de manière général. 


Ce temps long est aujourd’hui une ressource clé dans la fabrication des territoires. Ce qui est questionné ici c’est la temporalité de la territorialisation comme condition de la mise en œuvre de l’innovation sociale et urbaine. Quels que soient les contextes locaux, nationaux, transnationaux, l’histoire urbaine des XXe et XXIe siècles se distingue volontiers par une prise de conscience locale toujours plus intense : décliné sous de multiples facettes, le lieu incarne les territoires autant par le biais matériel du monument historique, que par celui du paysage urbain et des pratiques des habitants. Au cœur du processus de construction des villes contemporaines, le lieu est essentiellement une affirmation identitaire rattachée à une réalité historique, politique et territoriale constamment en mouvement, réaffirmée, reconstruite et redéfinie. La création territoriale se construit, s’intensifie et se diversifie dans les contextes économiques, environnementaux, sociologiques et politiques en difficulté. L’élan pour le local serait alors un indicateur de changement social ou une réponse à une période de crise, à l’échelle d’un territoire, d’une région ou d’une nation.

Vivre le local : une ressource identitaire innovante


Les métropoles contemporaines semblent apparaître comme des lieux où des individus se fabriquent, par décomposition et recomposition. Qu’ils en soient proches ou éloignés, les citadins repèrent clairement ces nouveaux mondes : il s’agit bien souvent de « quartiers » qualifiés en fonction des minorités qui l’habitent et l’investissent. La définition identitaire de ces nouveaux groupes urbains fait se définit par des appartenances diversifiées : ethnique, religieuse, sociale, professionnelle, culturelle, linguistique ou encore de genre, d’âge, de style de vie, etc. Cette définition se révèle complexe dans la mesure où ces appartenances sont multiples. L’approche privilégiée dans ce projet se construit à partir de l’inscription physique de ces minorités dans les villes-métropoles. 


En quoi les appartenances minoritaires constituent-elles des ressources clés pour l’innovation ordinaire en contexte urbain globalisé ? À la différence des études sur l’ethnic business, traitant principalement de la visibilité économique des minorités, la problématique du projet porte sur la question minoritaire au cœur des processus urbains de territorialisation : comment observer et penser les relations entre territoires et cultures des minorités ? Dans quelles conditions le territoire, et la manière dont il est investi, serait-il l’un des facteurs d’une cohabitation culturelle entre des groupes sociaux, minoritaires ou majoritaires ?

Labels territoriaux comme ressort de l’innovation sociale et urbaine


Les labels territoriaux apparaissent comme un objet particulièrement intéressant pour mener une réflexion sur la fabrique des territoires, notamment dans leur dimension symbolique. La labellisation urbaine consiste à s’appuyer sur des territoires existants ou en construction en vue de les promouvoir, de les faire exister, de les rendre attrayants et d’inciter à les pratiquer, à y investir son temps, ses loisirs ou son capital. 


Le label devient ainsi un élément innovant dans la concurrence actuelle entre les territoires et s’inscrit dans une logique de marketing territorial. Celui-ci est apparu vers la fin des années soixante, principalement à l'occasion de campagnes politiques mises en place pour attirer les investissements de promoteurs dans de grandes opérations d'aménagement urbain et aider à la commercialisation des zones industrielles. Il s’étend désormais à la promotion de l’image de la ville. L’attractivité d’une ville repose à terme sur la qualité effective de son urbanité, à savoir, cette capacité singulière de faire d’une ville un « espace » qui favorise les échanges et les rencontres entre individus, voire encourage la participation aux affaires publiques. 

Par la question des labels, c’est bien la question de la ville dans son ensemble qui est posée, comme enjeu des représentations et des discours citadins. Et puisque le discours révèle les représentations et les intentions des acteurs et joue un rôle dans la production territoriale, il apparaît nécessaire de le prendre en compte dans une analyse locale, si l’on veut comprendre comment les acteurs urbains en arrivent à produire des labels territoriaux.

Les trois grands axes thématiques résumés ci-dessus offrent ainsi une triple approche du fait territorial une étude (de « genèse ») sociohistorique des processus à l’œuvre dans les contextes de mondialisation ; un travail (« par le bas ») ethnographique et sociospatial sur les usages et les pratiques des habitants ; une analyse (« par le haut ») sociologique et sémiotique des espaces et des acteurs (architectes, aménageurs, communicants, édiles, élus, techniciens, théoriciens, etc.) qui les produisent.


Mots-clés : Anthropologie, Sociohistoire, Urbaines (études), Ville,

Aires culturelles : Transnational/transfrontières

Centre : IIAC-LAU - Laboratoire d'anthropologie urbaine

Renseignements :

Laboratoire d'anthropologie urbaine, CNRS, 27 rue Paul-Bert 94204 Ivry-sur-Seine cedex, tél. :  01 49 60 40 83, télécopie : 01 46 71 84 96, lau(at)ivry.cnrs.fr

Adresse(s) électronique(s) de contact : sophie.gravereau(at)free.fr, franckmermier(at)yahoo.fr, varlet.c(at)wanadoo.fr

mercredi 28 octobre 2015

[Jardin du 54] Retour sur la fête des jardins à St Ouen sur Seine



Une première Fête des Jardins

Jardin du 54 et Grand Parc de Saint-Ouen sur Seine

L’association Via Paysage était  au Jardin du 54 et disposait d’un stand au Grand Parc dans le cadre de la fête des jardins. Tout au long du week-end, les  visiteurs sont venus en curieux pour découvrir les nombreuses animations, pour petits et grands.


Le Samedi 26 septembre, Via Paysage a organisé des événements au Jardin du 54 pour la Direction des Affaires Culturelles de Saint Ouen, en partenariat avec les Espaces Verts et l’Unité parcs et jardins de Plaine Commune. 

Bière des Brasseurs Venus de l’Ouen
Carrot Cake d’Alcidia Bulveau

Via Paysage a invité Les Brasseurs venus de l’Ouen à présenter un brassage de bière, avec le houblon récolté dans la ville ; et  Alcidia Bulveau, qui a proposé une dégustation de thé à la menthe, accompagné de Carrot cake, très apprécié des visiteurs. L’association Jardinot, également conviée, a proposé des plantations de bulbes d’automne. Educ’Ecolo et les Incroyables Comestibles ont, quant à eux, apporté des conseils en écologie, en agriculture urbaine et proposé aux enfants de récolter des semis issus des bacs de plantation du jardin et de planter des framboisiers, offerts par Jardinot.

Ces animations étaient accompagnées d’autres manifestations proposées par la ville : un atelier de maquillage artistique sur le thème de la nature avec la Compagnie Nomadenko, ainsi qu’un spectacle de Jonglage de Nathan Israël et Thomas Hoeltzel.

Plantation de framboisiers avec Jardinot et les  Incroyables Comestibles
Récolte de semis des Incroyables Comestibles
 Pendant l’événement, l’élue à la Culture, Mme Brigitte Bachelier,  a été invitée à découvrir le travail des élèves de Nathalie Pluchart, professeure de SVT, dans la cour du lycée Blanqui, initié par Via Paysage en 2014 et subventionné par Imaginaire et Jardin en 2015.

Stand Jardinot
Mare du jardin du lycée Blanqui
 Enfin, pour clore l’après-midi, un pommier « Reine des Reinettes », des pépinières Chatelain, a été offert par le dispositif Imaginaire et Jardin et apporté par Via Paysage.  Il a été planté avec l’aide des Espaces Verts de Saint-Ouen, en présence de Mme Brigitte Bachelier et de Pascal Rouillé, directeur des Espaces Verts de Plaine Commune.

Plantation du pommier


Dimanche 27 septembre 2015

Le lendemain, la fête des jardins se prolongeait au Grand Parc de Saint-Ouen. Marie Komorowski, en collaboration avec la Direction des Affaires Culturelles, a organisé de main de maître l’installation de tous les stands du Grand Parc.
Via Paysage en proposait un, regroupant des conseils en jardinage et en aménagement paysager, ainsi qu’un atelier de bouturage.

Stand de Via Paysage
Documentation à la disposition des visiteurs
Conseils et croquis  de Camille T, Philippe Bonduel et Thibaut Guezais  
Conseil en jardinage, Matthieu Nesty, Végéthalle
Bouturage de bégonias
Pascal Rouillé, Camille T., Marie Komorowski, Philippe Bonduel et Raphaël Bouton

Le staff Speed Garden 
: Camille T. Thibault Guezais, Matthieu Nesty, Sonia Woelfflin pour Via Paysage ; Pascal Rouillé, Raphaël Bouton pour UT espaces verts Saint-Ouen.






mercredi 11 février 2015

[Tiers-lieu* dédié à la Créativité urbaine] Projet de lieu collectif cherche créateurs et autres fous de design/art/végétal urbain


Cela vous plairait à deux pas du périph', du côté de Saint-Ouen (93), un espace partagé pour expérimenter des projets sur l'espace public de design ou d'art urbain, pour monter un collectif d'innovation publique ou de recherche-action sur l'agriculture urbaine ?

© Piwee - Floralies de Nantes

Le lieu permettrait d'avoir des espaces partagés de travail, d'ateliers, de résidences artistiques... et plein d'autres usages possibles qu'il faudrait inventer !
On a potentiellement un lieu (ancien atelier d'artiste) et on a déjà un jardin d'artistes, de l'espace public et collectif à proximité pour directement expérimenter, quelques mecs et nanas sympas à ce jour motivés par le projet...

>>> Si vous l'êtes, envoyez-nous vos idées par ici... et on vous appelle très vite !!!

=> Questionnaire en ligne ici : http://goo.gl/forms/AG4i24HZjm

Merci et à très vite !


Camille, Mathilde, Alexis, Thibaut et tous les autres que nous nommons pas.


*Tiers-lieu : ou la troisième place, est un terme traduit de l'anglais The Third Place. Il fait référence aux environnements sociaux se distinguant des deux principaux que sont la maison et le travail. Dans son livre datant des années 1980 The Great, Good PlaceRay Oldenburg, professeur émérite de sociologie urbaine à l’université de Pensacola en Floride, indique que les troisièmes places sont importantes pour la société civile, la démocratie, l'engagement civique et instaurent un sentiment d'espace. Il s’entend comme volet complémentaire, dédié à la vie sociale de la communauté, et se rapporte à des espaces où les individus peuvent se rencontrer, se réunir et échanger de façon informelle.

dimanche 8 février 2015

[matinale technique] Retour sur la Matinée Végétalisation verticale à la Maison des Acteurs du Paris durable

Merci à Matthieu Nesty, secrétaire de l'association Via Paysage et membre actif du COPA, pour avoir été présent à cette matinale et pour la transmission de ces informations.



L’Observatoire Parisien de la Biodiversité a organisé le 21 novembre 2014, à la Maison des Acteurs du Paris durable, une Matinée consacrée à la végétalisation verticale : « Murs, façades et mobiliers urbains, supports verticaux pour une végétalisation innovante en milieu urbain dense ».
Cette thématique est en corrélation avec l’objectif de la ville de Paris, dans le cadre de son Plan Biodiversité, programme d’actions pour enrichir et préserver la biodiversité sur le territoire parisien, de réaliser 100 ha de toitures et murs végétalisés dont 1/3 dédié à l’agriculture urbaine. Le Plan Biodiversité sera révisé au cours de l’année 2015.
Ainsi Natureparif, la société Anthios, l’association Paris Label, la ville de Montreuil et la ville de Paris ont présenté des réalisations concrètes de renaturation, utilisant les éléments de construction du bâti caractéristiques du milieu urbain dense que sont les murs et mobiliers urbains et nous ont fait partager leurs méthodes innovantes de végétalisation tant en terme de gamme végétale adaptée à la ville et à ses contraintes que d’appropriation citoyenne de l’espace public.
Cette Matinée s’est tenue devant plus de 110 personnes représentants de la Ville de Paris, collectivités, conseils régionaux et de l’état, services techniques, aménageurs, architectes, bureaux d’études, entreprises, scientifiques, associations, étudiants…

Vous trouverez ci-dessous : le programme de la Matinée et les présentations associées.
v  Présentation des éléments de contexte 

v  La connaissance et les potentialités des supports de végétalisations verticales sur le territoire parisien 
  
v  Des expériences de végétalisations verticales à l’échelle de Paris et de la Métropole  
  • Très mousse, innovation végétale sur les murs parisiens par Adrien Bénard (entreprise Anthios)
Pour en savoir plus : les cahiers habiter durable de la Direction de l’Urbanisme traitant du « Bâti et de la Biodiversité » :